Suite à la révolte des “Cascavéous” le 14 Novembre 1630, le château subit de nombreux dégâts. Le roi Louis XIII condamna alors la communauté d’Aix et les villages à indemniser Gaspard de Forbin. Il reçut une importante somme qui lui permit de reconstruire la façade principale et à ses héritiers de faire d’importants travaux dont des remparts, des salles voûtées souterraines et le magnifique jardin à la française. ” Si parfait qu’il doit avoir été dessiné par André le Nôtre” mais aucune commande n’est connue à ce jour.

Délimité d’un côté par la rampe d’accès au château qui le surplombe, de l’autre par la rivière en contrebas, la création de ce jardin présente « l’une des compositions les plus remarquables des jardins de château en Basse Provence à l’Epoque Classique» avec une mise en scène des espaces de grande qualité. Une allée bordée de platanes, classée comme le château et son jardin Monument Historique, permet d’accéder aux deux portails en fer forgé encadrant un bassin rectangulaire qui pourrait être une scène.

Sept parterres de buis agrémentés de broderies fleuries se répartissent autour d’un bassin circulaire où Pauline Borghèse, jeune sœur de Napoléon 1er, avait l’habitude de se baigner. Au centre de l’un des parterres se dresse un séquoia géant, rapporté d’Amérique à la suite de la guerre d’Indépendance.

Sous la rampe d’accès au château, se succèdent des orangeries et des serres, fermées par des portes métalliques du XIX ème siècle, puis des arcades qui laissent entrevoir des blocs de rocher sur lesquels est construit l’ensemble de l’édifice.

Dans le prolongement de l’architecture des buis et topiaires, sorte de labyrinthe, deux escaliers latéraux, encadrant un autre bassin, introduisent sur une terrasse engazonnée ornée en son centre d’une gracieuse déesse. Le jardin se termine par une fontaine monumentale, surmontée d’un édicule, flanqué de trois très beaux pots à feu.